Civilisation : l’impact des Mayas sur l’environnement était sous-estimé

Vue depuis le sommet du temple maya Caana à Caracol (Belize). Cette ville possédait trois grands points d'eau. Les sécheresses les ont peut-être asséchés, provoquant alors la mort de la cité ? © Douglas Kennett, Penn State

Des précipitations inhabituelles seraient ainsi tombées sur les Basses-Terres mayas entre 450 et 660 ans après J.-C. Or, un boom démographique a été observé à la même époque. L’eau pourrait avoir favorisé le développement de l’agriculture et donc la mise à disposition d’une plus grande quantité de nourriture. Des villes comme Tikal, Copan et Caracol auraient alors connu leur plus forte croissance. La situation aurait changé à partir de 660 avec l’installation d’une période relativement sèche qui dura 4 siècles. Certaines années furent de plus marquées par de sévères sécheresses, ce qui aurait provoqué une chute de la productivité agricole, la fragmentation des sociétés (à partir de 760 après J.-C.) et la disparition de nombreux systèmes politiques (50 % en moins entre 775 et 800 après J.-C.). Ce dernier point s’expliquerait par la baisse de pouvoir et d’influence des grands monarques face aux problèmes rencontrés. Les inscriptions laissées sur les monuments en attestent. Enfin, 2 épisodes particulièrement secs survenus en 1020 et 1100 après J.-C. pourraient avoir définitivement causé la perte des Mayas.

Intérieur de la grotte de Yok Balum à Belize. Environ 4.200 mesures de l’isotope 18 de l’oxygène ont été réalisées sur une stalagmite prélevée à 50 m de son entrée. Cette colonne aurait grandi continuellement de -40 à 2006 après J.-C., tout en enregistrant dans le calcaire des données sur l’importance des précipitations au cours des différentes périodes de la civilisation maya. © Douglas Kennett, Penn State

Intérieur de la grotte de Yok Balum à Belize. Environ 4.200 mesures de l’isotope 18 de l’oxygène ont été réalisées sur une stalagmite prélevée à 50 m de son entrée. Cette colonne aurait grandi continuellement de -40 à 2006 après J.-C., tout en enregistrant dans le calcaire des données sur l’importance des précipitations au cours des différentes périodes de la civilisation maya. © Douglas Kennett, Penn State

 

 

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