Candidats aux municipales à Vendôme : une rencontre et des premières propositions

 

Christophe Chapuis « Si je suis élu, je ne ferais rien sans vous : la majorité des emplois, c’est vous », a d’emblée indiqué face aux chefs d’entreprise, le candidat investi par le PS et soutenu par le PC, qui souhaite réfléchir sur « l’insertion » et faire travailler les « entreprises locales ». « J’ai beaucoup apprécié vos interventions sur l’environnement », a-t-il poursuivi, rappelant qu’il souhaitait « une COP locale pour s’emparer des défis environnementaux ». Au rayon transport, il souhaite une réflexion avec les entreprises et valoriser les transports en commun. « Cela réduit l’impact carbone, et les économies réalisées redonnent du pouvoir d’achat. » Côté fiscalité : « Je ne vais pas la réduire de manière significative. Sans ressources financières, on n’a rien. Or je veux davantage de services publics de proximité, car des personnes se sentent délaissées. Mais si je suis maire, je vous donnerai un axe très précis, vous saurez quelle fiscalité vous aurez sur plusieurs années », a-t-il expliqué. Question attractivité, Christophe Chapuis a évoqué ses intentions en matière d’amélioration du réseau de santé et de l’animation culturelle, mais aussi sur l’aspect qualité de vie. « Notre objectif est notamment une restauration collective bio et locale ».

Pascal Brindeau C’est en défendant la création de la communauté d’agglomération Territoires vendômois, que Pascal Brindeau, député, ancien maire et actuel colistier de Laurent Brillard, s’est lancé. « C’est ce qui nous a permis d’attirer des entreprises extérieures. Ce n’est pas un hasard s’il y a 6,6 % de taux de chômage seulement en Vendômois. » En matière de fiscalité, faisant référence aux attentes exprimées par Régis Bonraisin, Pascal Brindeau a répondu : « Nous avons baissé les dépenses publiques de la collectivité, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant, de 12 % en 2015, de 8 % en 2016, de 5 % en 2017, de 5 % en 2018, et de 2,5 % en 2019. Nous avons ainsi gagné des marges de manœuvre pour investir. » Et l’élu de préciser que le taux de cotisation foncière des entreprises au sein de la communauté d’agglomération « est le plus bas de toutes les agglo de la Région ». Au sujet de l’attractivité, il a évoqué l’existence de la patinoire d’Abbaye on ice l’hiver, et la venue en automne depuis trois ans, du rallye Cœur de France. Question mobilité, « on peut établir un plan de déplacement à l’échelle urbaine », a-t-il lancé. Côté stationnement, « on entend maintenir sa gratuité ». Au rayon des chantiers, il a fait la promotion notamment de « l’allotissement ». « Ce fut le cas pour le centre aquatique des Grands-Prés. Les 17 lots ont été réalisés par 70 % d’entreprises départementales ».

Jean-Paul Tapia Celui qui fut pendant cinq ans vice-président au développement économique de la communauté de communes puis de Territoires vendômois, au sein de l’équipe de Pascal Brindeau, s’est appuyé sur le bilan de l’actuelle mandature, et sa propre façon de travailler : « faciliter, coordonner, être exemplaire. J’ai pratiqué cette méthode notamment à propos de la création de la marque Vendôme. J’ai eu la chance aussi de mettre sur les fonts baptismaux la plateforme Reve, un des outils pour accélérer les rénovations d’habitation sur tout le Vendômois. » « Pour la métallurgie, on a mis en place la semaine de l’industrie. Aujourd’hui on constate que la section d’apprentissage sur le domaine industriel se remplit au lycée Ampère », s’est-il félicité. Il a aussi exprimé une proposition aux entrepreneurs : « J’aimerais faire avec vous des centres de formation des apprentis (CFA) hors les mûrs dans des entreprises pilotes. » Sur le transport, Jean-Paul Tapia souhaite revoir les horaires avec les entreprises, et veut « davantage de liaisons directes entre Vendôme et Blois », ainsi que des aires de covoiturage en sortie de Vendôme. Son credo en termes de dépense publique : « être économe sur le fonctionnement et audacieux sur les investissements ». Le candidat a également alerté sur les dangers des groupements d’achats : « les entreprises locales ne peuvent y répondre ».

 

Gilles Devanlay « Nous menons actuellement des actions publiques et individuelles pour identifier des problèmes et actions à mettre en place, a indiqué au Medef celui qui sera sur la liste de Sandrine Tricot. Je n’entre pas dans les réponses aux questions légitimes que vous avez posées, on le fera un peu plus tard. Mais ce type de réunion alimente nos réflexions, donc merci à vous. »

Source : Candidats aux municipales à Vendôme : une rencontre et des premières propositions

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