Ramadan : quelles sont les vraies obligations du musulman ? – Le Point

le Coran plus l’ensemble des textes attribués à Mahomet et les commentaires des experts en sciences religieuses – a fixé la liste des pratiques et dévotions obligatoires à cinq : les « cinq piliers », qui sont par ordre d’importance : – La « chahada » : la déclaration de foi que l’on prononce notamment quand on se convertit à l’islam : La Ilaha illa-lah (Il n’y a de Dieu qu’Allah)Mohammed Rasul Al-Lah (Mohammed est le Messager d’Allah). – Les cinq prières : « Récite ce qui t’est révélé du Livre et accomplis la prière », dit le Coran (sourate 29). D’après un hadith rapporté par Mouslim, ce serait lors du voyage nocturne de Mahomet qu’Allah aurait imposé les cinq prières quotidiennes qui constituent l’essentiel de la « liturgie musulmane » et impliquent pour le fidèle de préserver une pureté rituelle : « Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes ; passez les mains mouillées sur vos têtes et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles (sourate 6, 7). Les prières sont orientées vers La Mecque et se composent d’un enchaînement de postures reliées entre elles par la récitation de passages coraniques : inclinaison, prosternation, retour à la station debout, assise sur les talons… Prescrite par le Coran dans la sourate 62, la prière du vendredi est le temps fort de la semaine musulmane : « Ô, vous qui avez cru ! Quand on appelle à la prière du vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce. » Une soixantaine de hadiths au moins en rappelle l’importance. Les contraintes de la vie moderne – surtout en pays non musulman – autorisent des aménagements permettant aux fidèles de regrouper leurs prières au moment le plus favorable pour eux. – L’aumône ou zakât : le Coran dit : « Prélève une aumône sur leurs biens pour les purifier et les relever de leurs péchés. Prie pour eux : tes prières les apaiseront, car Dieu entend et sait tout » (sourate 9, 3). Obligatoire pour le musulman adulte qui en a les moyens financiers, la zakât est le « droit divin » octroyé par Dieu à ceux qui n’ont rien sur les biens des autres. Évoquée plus de 70 fois par le Coran, elle est inséparable de la prière. Ce n’est cependant pas le Coran, mais le droit et l’usage qui vont établir la différence entre la zakât, obligatoire, et la sadâqa, aumône « courante », libre et personnelle, mais recommandée. La zakât se donne normalement une fois l’an, le matin de l’Aïd-el-Fitr, à la fin du jeûne du ramadan. – Le jeûne : le Coran dit« Ô croyants ! Le jeûne vous est prescrit comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous – craignez le Seigneur ! Il est limité à un nombre déterminé de jours. Celui d’entre vous qui est malade ou en voyage devra jeûner ensuite un nombre égal d’autres jours ; et ceux qui pourraient le supporter, mais qui s’en dispensent assureront en compensation la nourriture d’un pauvre. Quiconque en fera davantage en sera récompensé : jeûner est un bien pour vous, peut-être le comprendrez-vous ! Le Coran a été révélé pendant le mois de ramadan pour servir de direction aux hommes : une manifestation claire de la Direction et de la Loi. Quiconque d’entre vous apercevra cette nouvelle lune jeûnera ce mois entier ! » (sourate de la vache 2, 183-187). Le jeûne (siyam) se pratique une fois par an pendant le mois de ramadan (« Grande Chaleur » en arabe), le 9e du calendrier lunaire musulman, le plus sacré de l’année islamique. C’est un retour à Dieu manifesté par un jeûne strict du lever au coucher du soleil, ainsi qu’un temps fort de la vie de la communauté des croyants, rassemblée dans l’effort et les réjouissances. Le jeûne se termine par la « Fête de rupture du jeûne » (Aïd-el-Fitr) ou « Petite Fête » (Aïd-as-Saghir), jour par excellence de l’aumône (zakât), du pardon et de la réconciliation. Les pèlerins accomplissent le tour de la Kaaba à la grande mosquée de La Mecque. © MAHMUD HAMS AFP – Le pèlerinage à La Mecque (Hajj) : « Accomplissez pour Allah le grand et le petit pèlerinages (Umra) », affirme le Coran (sourate de la Vache 2, 196). Le grand pèlerinage n’est exigé qu’une fois dans la vie du croyant. Célébré une fois par an lors du « Mois sacré du pèlerinage » (Dhul-Hijja) – le 12e et dernier de l’année liturgique –, ce rite spectaculaire se tient soixante-dix jours après la fin du ramadan à La Mecque, là où est né l’islam. La figure d’Abraham, considéré par les musulmans comme leur « père fondateur », marque les obligations rituelles du Hajj : tours autour de la Kaaba, lapidation quotidienne de colonnes rappelant les anciennes idoles qu’il aurait abolies, etc. Lors de la « Grande Fête » (Aïd-el-Kébir) ou « Fête du Sacrifice » (Aïd-el-Adha), le sommet du pèlerinage, les pèlerins égorgent des moutons en souvenir du sacrifice qu’Abraham a été prêt à faire de son fils.

Source : Ramadan : quelles sont les vraies obligations du musulman ? – Le Point

Share this nice post:

Comments Closed