La faillite de l’américain Sears, la fin d’un monde | Slate.fr

Une pancarte annonce la fermeture d'un magasin Sears à Chicago, le 7 juillet 2017. | Scott Olson / Getty Images / AFP 

Chute sans fin Les années 2017 et 2018 donnent clairement l’impression d’une chute sans fin: pour rassurer ses actionnaires, le groupe vend des magasins, mais cela ne suffit pas. Alors il annonce d’autres ventes deux ou trois mois plus tard, mais les répits sont au mieux de courte durée: les résultats et le cours de la Bourse repartent à la baisse, il faut vendre de nouveaux actifs. Les derniers magasins Sears Canada sont fermés en janvier de cette année et, aux États-Unis, c’est la débandade. Après la fusion, le groupe contrôlait au total plus de 3.000 magasins. Ce chiffre est tombé à 2.429 fin 2013, 1.672 fin 2015, 1.002 fin 2017, puis 866 début août 2018. Et cela continue: la fermeture de quarante-six magasins est en cours, elle doit se terminer en novembre et la fermeture de 142 autres a été annoncée pour la fin de l’année ou le début de 2019. Dans son dernier rapport annuel, le groupe précise qu’il employait encore 89.000 personnes à temps complet ou partiel au début de février 2018; cinq ans plus tôt, en février 2013, il comptait 246.000 salariés. Le calcul est simple: cela fait plus de 30.000 emplois supprimés par an en moyenne.

Source : La faillite de l’américain Sears, la fin d’un monde | Slate.fr

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