Par le groupe d’études « Forêt et filière bois » sur la situation et les perspectives de l’Office national des forêts

Deux principales raisons expliquent un tel paradoxe. Tout d’abord, la Cour des comptes a souligné, au-delà de l’augmentation du point d’indice, l’effet durable des « mesures catégorielles massives décidées en 2001 », « en accord avec les tutelles ». Il s’agit d’améliorations statutaires conçues comme une contrepartie à l’évolution négative des effectifs. Ensuite, l’alimentation du compte d’affectation spéciale dit CAS « Pensions » a créé un véritable « choc » des retraites pour la masse salariale de l’ONF. Comme l’ont souligné ses représentants au cours des auditions, plus de la moitié des charges de pension (56 millions d’euros) correspondent à une contribution au CAS pensions qui n’est plus du tout compensée par l’État depuis 2016. Arithmétiquement, sans ce doublement, la masse salariale serait réduite de plus du dixième et l’ONF dégagerait un résultat excédentaire. Depuis 2006, le surcoût net du CAS « Pensions » atteint plus de 240 millions d’euros, soit presque les deux tiers de l’endettement de l’Office.

Source : Par le groupe d’études « Forêt et filière bois » sur la situation et les perspectives de l’Office national des forêts

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