Les élucubrations de Stéphane Bern sur l’école au Moyen Âge – Acrimed | Action Critique Médias

“La Fabuleuse Histoire de l'école” avec Stéphane Bern mardi 27 août sur France 2

Plus loin, Stéphane Bern explique qu’au Moyen Âge, « les gens ne savaient ni lire ni compter », ce qui est totalement caricatural. Si la maîtrise de l’écrit reste en effet souvent le privilège d’une élite sociale et intellectuelle, il n’empêche qu’elle se diffuse dans la société, notamment à partir du XIIIe siècle. Cette époque est marquée par la multiplication des écrits qui pénètrent toutes les couches de la société : l’administration se développe et avec elle, la « paperasse » en tout genre ; les individus passent des contrats pour tout type de transaction et même des vagabonds font rédiger des testaments devant un notaire. Une part non négligeable de la population sait lire et écrire – peut-être un quart, même si c’est difficile à chiffrer –, tandis qu’une part encore plus grande sait lire et signer de son nom. Rappelons par ailleurs qu’il existait au Moyen Âge de « petites écoles », laïques ou religieuses, qui se développent à partir du XIIIe siècle et accueillent les enfants à partir de 5 ans ; même si elles ne concernent qu’une part minoritaire de la population – un quart des garçons florentins en 1480 par exemple –, elles contribuent largement au progrès de l’alphabétisation.

 

 

Source : Les élucubrations de Stéphane Bern sur l’école au Moyen Âge – Acrimed | Action Critique Médias

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